Ph.D. · Paix, sécurité et Nations unies
Le Sahel est au cœur de mon travail de terrain depuis 2016. Comme politologue et spécialiste du Sahel, j’étudie les transitions politiques, les groupes armés, les processus de paix et le retrait des missions internationales. Cet axe complète mes quatre axes de recherche par une connaissance directe des pays et des acteurs locaux.
Mes recherches reposent sur des données de terrain recueillies au Mali, au Burkina Faso, en République centrafricaine, en République démocratique du Congo, au Soudan, au Soudan du Sud et en Côte d’Ivoire. J’y ai rencontré des décideurs, des analystes des Nations unies, des chercheurs et des leaders communautaires.
Ces données nourrissent mes publications, mes articles et des briefings, jusqu’au centre d’opérations de la MINUSMA en 2022.
Le terrain oblige aussi la chercheuse en science politique à réfléchir à sa propre position. J’en tire un chapitre de Voix de terrain (Presses de l’Université du Québec, 2026), consacré à l’ambivalence de la recherche au Mali, en RDC, au Soudan du Sud et en Centrafrique.
La situation sécuritaire du Sahel central a changé de nature. Vite. Je suis de près plusieurs dynamiques régionales :
La fin de l’opération Barkhane, puis de la MINUSMA en 2023.
Au pouvoir à Bamako, à Ouagadougou et à Niamey, réunies dans l’Alliance des États du Sahel.
Dont l’Africa Corps russe.
Une menace régionale, jusque dans la zone des trois frontières.
Elle pèse sur la protection des civils et la confiance envers les organisations internationales et l’ONU.
Chaque transition modifie les menaces, le renseignement disponible et la stabilité de la région. Ce travail rejoint mon évaluation des opérations de paix : un mandat mal adapté au terrain fragilise les populations vulnérables.
J’en parle aussi en public. J’ai analysé la crise au Mali lors d’une table ronde du Réseau d’analyse stratégique (2022). En 2024, j’ai témoigné devant le Comité sénatorial des affaires étrangères, dans son étude sur l’engagement du Canada en Afrique. Ces questions reviennent aussi dans Au FrancParler, le balado sur la paix et la sécurité en Afrique francophone que je co-anime pour le Centre FrancoPaix.
La paix durable passe par celles et ceux qui la portent localement. La formation en fait partie.
27 femmes du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Tchad et de Côte d’Ivoire formées à la participation aux processus de paix, à Ouagadougou puis à Bamako. Ce renforcement des capacités devait permettre à chacune de former d’autres femmes.
Cinq cours sur la sécurité en Afrique, suivis par cent cinquante diplomates et fonctionnaires
Les nouvelles technologies au service des opérations de maintien de la paix
Le projet sahélien relève aussi de l’agenda Femmes, paix et sécurité et d’une approche attentive au genre. Ces formations destinées aux diplomates et aux militaires mettent l’analyse géopolitique au service de la prise de décision.
Pour des gouvernements, des ONG ou des organisations internationales : briefing, analyse des risques, évaluation, formation ou mission exploratoire. Écrivez-moi pour une analyse contextuelle en français ou en anglais.